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Sans pesticide: la protection naturelle du jardin

Préservons la biodiversité, la vie dans nos jardins.
Enfin ! Chacun a désormais compris l’intérêt du jardinage « naturel », sans pesticide, tant pour notre santé que pour l’environnement.

En effet, de nombreuses études nous permettent par leurs résultats de cultiver et protéger nos jardins autrement.

Au fait, c’est quoi un pesticide ?

Pour savoir de quoi nous allons parler, voici une définition rapide de ce qu’est un pesticide.
Nous dirons simplement qu’il s’agit d’un terme générique qui regroupe des produits chimiques permettant de combattre des organismes comme

  • certains  champignons
  • des insectes
  • des plantes

que l’on concidère comme indésirables voire carrément nuisibles.

Zéro pesticide dans mon jardin, c’est possible

Nous allons dégainer nos armes absolues:

  • Les purins et les décoctions
  • Les plantes répulsives
  • Les plantes martyres
  • Les insectes auxiliaires

Purins et décoctions

( Allez faire un tour sur les recettes, ICI)

En fait lorsqu’on utilise des plantes pour les préparations, nous parlons le plus souvent de tisanes ou de décoctions, voire de purins. Eric Petiot préfère quant à lui les extraits fermentés de plantes (fabrication en anaérobie)
On utilise des plantes fraiches à raison d’1 kg de plantes pour 10 litres d’eau de pluie. Il faut placer un couvercle flottant (pour gardr l’anaérobie, c’est à dire empêcher l’air).

-La tisane d’achillée millefeuilles

Afin d’activer un compost, c’est la meilleure:
On l’utilise alors non diluée (100g/litre) de capitules fraîches.

Pour limiter les maladies cryptogamiques (par exemple: le mildiou) on se servira d’une macération de fleurs sèches (20g/litre)

Selon le livre de Maria Thun (mon année au jardin biodynamique) et d’autres biodynamistes, l’achillée millefeuille est l’une des sept plantes qui permet de guérir le sol.

– Le purin d’orties

  • En pulvérisation sur  les feuilles, il sera utilisé pour stimuler les défenses immunitaires des plantes.
  • En arrosage directement au pied de la plante pour favoriser sa végétation et sa croissance (riche en azote qui favorise le feuillage)
    Sans exagération toutefois, bien évidemment !
    Et pour la stimulation des racines.

Remarque : Les années sèches, en prévention du stress hydrique, on privilégiera la bardane (plutôt que l’ortie) en pulvérisation.

– La décoction de prêle:

Elle contient de la silice qui aidera vos plantes à se défendre contre les attaques des champignons (comme le mildiou, la cloque…)

  • en pulvérisation sur le feuillage
  • en arrosage sur le sol

– Le purin de consoude

On ramasse feuilles avant fleurs.
Il apportera du potassium aux plantes (favorise les racines), mais aussi magnésium et calcium, entre autres.

  • En arrosage, en complément du purin d’orties, il favorisera la croissance des plants.
  • Il favorise lui plutôt la fructification et stimule les légumes racines
  • Il stimule lui aussi les défenses immunitaires.
  • il épaissit la cuticule foliaire, ce qui permet d’avoir moins d’attaques

– Le purin de fougères aigle

  • En pulvérisation, au poulailler ou en litière, il lutte contre les parasites des volailles.
  • Au jardin, il repousse les insectes comme les cicadelles, les cochenilles, les araignées rouges…
  • On l’utilise aussi contre les pucerons, verts comme noirs et lanigères, en répulsif ou en curatif.
  • Dans le sol il écarte les taupins.

– Le purin de sureau

  • Répulsif olfactif contre les taupes et les mulots et autres petits rongeurs
  • Stimulant il est utilisé pour bosster les défenses des plantes, de réguler l’absorption des éléments nutritifs.

– Le purin de pissenlit

Riche en riche en potassium, fer, cuivre, éthyne, acide salicylique, soufre, phosphore, cuivre, magnésium, manganèse…
(voir aussi l’article sur le pissenlit)

  • Il encourage la floraison (plantes à fleurs, légumes comme tomates etc…)
  • Prévient le mildiou et l’oïdium sur tomates.

– Le purin de rhubarbe

  • En arrosage au pied et autour des légumes, il fait fuir des insectes comme mouche de la carotte, de l’oignon,
    teigne du poireau,
    piéride et mouche des choux

– Purin de plantain

Associé à l’oseille sauvage (rumex), il apporte calcium, potassium et fer aux plantes.

– L’infusion d’origan

Qu’on connait moins alors qu’elle est si intéressante !

La macération de valériane

Elle se fait à froid.
C’est surtout un bon engrais organique qui favorise l’activité biologique (tonifier la plante, activer le compost).
C’est un purin qui a la particularité d’attirer les vers de terre.

Contre les champignons. Elle contient des phénols des timols et des carvacrols qui sont des fongicides.

– Autres purins:
bourrache, tanaisie…

Remarque: Préparez toujours chaque « potion » séparément.

Les plantes répulsives

On les utilise souvent comme « plantes compagnes ».
Elles protègent en effet nos plantes préférées en émettant des substances qui font fuir les ravageurs.

La tanaisie

  • Contre la mouche du chou, les aleurodes, les pucerons, doryphores, fourmis…

L’oeillet d’inde

  • Protège les racines des tomates contre les vers des racines (nématodes, aleurodes…). Il faut alors les planter dans le même trou.

Les plantes martyres

Ce sont des plantes qui attirent à elles les ravageurs ou les prédateurs de ces ravageurs (puisqu’elles hébergent les ravageurs qui les nourrissent)

La capucine

Elle attire les pucerons qui vont à leur tour intéresser les coccinelles et autres prédateurs de ces pucerons.
Ainsi, les prédateurs de pucerons pourront ensuite défendre les autres plantes qui risqueraient d’être infestées.

Les fèves

ainsi que les rumex (qu’on aime moins laisser au jardin, même comme plante « aide »
attireront les pucerons

Les tournesol,

les oeillets d’inde, les dalhias, les hostas…seront attractifs pour les limaces et les escargots au printemps
ce qui les détournera (peut-être) de vos plants préférés, en attendant l’arrivée des hérissons, des carabes et des staphylins.

Les auxiliaires au jardin

En fait, c’est toute la biodiversité qui est utile au jardin.

Les uns accourent au chevet de la plante malade, les autres viennent réguler la population de ces « pompiers »…
En effet, lorsque la plante a reçu trop d’azote par exemple et qu’elle est « engorgée« , elle attire les pucerons pour en sucer l’excès. Un peu comme on ferait une saignée…
Mais trop de pucerons épuiseraient la plante, les prédateurs comme la coccinelle, la forficule (perce oreille).
On comprend dès lors qu’il faut commencer par chercher la cause du déséquilibre.

Les coccinelles

C’est bien évidemment celles qu’on citera en premier.

– Deux sortes de coccinelles

Nous privilégierons les deux espèces les plus communes en Europe

  • (Adalia bipunctata) à 2 points ,

  • La coccinelle septempunctata a, elle, sept points.

elles sont bien sûr prédatrices de pucerons de toutes sortes.

Les chrysopes

sont des prédateurs de pucerons, cochenilles farineuses, thrips, acariens, psylles, etc.

Les araignées

Et oui… On n’y pense pas !
Une araignée détruit des quantités d’insectes.

Pour le jardin on peut acheter aussi

des nématodes

utiles contre pas mal de ravageurs qu’ils parasiteront. En général, l’animal ne saura plus se nourrir et mourra.

En serre, on utilise d’autres auxiliaires moins connus du grand public comme

Aphidius Sp

est un autre prédateur des pucerons divers.

La cécidomyie (Aphidoletes aphidimyza)

encore un prédateur de pucerons.
La larve meurt s’il n’y en a plus.

Macrolophus pygmaeus

est une sorte de punaise verte présente en région méditerranéenne.
Son régime alimentaire est fait d’oeufs d’aleurodes qu’elles vident (présents surtout dans les serres, sur les tomates, poivrons et aubergines).
Elles s’attaquent également aux acariens, au thrips, aux pucerons, voire aux larves de mouches mineuses et d’œufs de papillons de nuit.

Orius  laevigatus

une autre sorte de punaise qui dévore pucerons, acariens, mais aussi les thrips.
On l’utilise pour préserver les cultures de melons, poivrons, courgettes, aubergines ou fraisiers.

Le hérisson, les chauves souris, les oiseaux, les lézards, les grenouilles, tous indispensables au jardin.

  • Le hérisson, par exemple, est un excellent chasseur de limaces, d’escargots, de sauterelles, de criquets, d’escargots, de hannetons, de mille-pattes ou encore de charançons.
  • Les 34 espèces de chauves-souris d’Europe sont insectivores.
    Elles mangent l’équivalent de 600 à 1.200 insectes de la taille d’un moustique chaque nuit (dont les papillons de nuits dont les chenilles attaquent nos cultures).

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