manger pour vivre

Mettre le jardin dans son assiette
Et y mettre de la couleur.

Je vais commencer par quelque chose qu’on n’attend pas lorsqu’on se rend sur un site qui parle de potager.
Pourtant, c’est la première chose à laquelle il faudrait penser lorsqu’on prépare à manger et donc qu’on pense au jardin qui produira ce qu’on va mettre dans l’assiette.

La couleur d’un aliment n’est pas de la décoration.

Les couleurs des végétaux viennent en grande partie de molécules que les plantes fabriquent pour leur propre fonctionnement et leur protection : caroténoïdes, anthocyanes, chlorophylles, polyphénols…

Elles ne nous disent pas à elles seules si un aliment est « meilleur » qu’un autre.
Mais elles nous rappellent quelque chose de très simple : plus notre jardin nous offre de couleurs, plus il nous offre de diversité végétale et de molecules utiles.

Une assiette qui explose de couleurs serait une « pharmacie » ?

On mange avec les yeux

et les yeux influencent le cerveau, la couleur influence le moral…

On mange avec les yeux

Avant même de goûter, nous regardons notre assiette.

La couleur, la variété et l’apparence des aliments participent à la perception que nous avons du repas et peuvent influencer notre envie de manger. Plusieurs travaux montrent notamment que l’aspect visuel des aliments joue un rôle dans leur acceptation et dans le plaisir que nous leur attribuons.

Et ce n’est pas seulement une impression : les émotions positives sont associées à des modifications mesurables de notre physiologie. Des études menées dans la vie quotidienne ont notamment montré une association entre un niveau de bonheur plus élevé et une production de cortisol plus faible.

Alors, si une assiette colorée ne constitue évidemment pas, à proprement parler, une « pharmacie », qu’elle ne fait pas litéralement (mécaniquement) monter telle ou telle hormone, pourtant,  elle peut contribuer à quelque chose de beaucoup plus simple : nous donner envie de manger, de varier notre alimentation et de prendre plaisir à ce que nous avons cultivé.

Et finalement, pour un jardinier, ce n’est déjà pas si mal.Une assiette hyper colorée, hyper goûteuse et  » vivante «  te rend heureux.
Or, les émotions positives sont associées à une diminution du cortisolcela et monter l’ocytocine.

L’alimentation : un pilier essentiel pour la santé et la longévité

Dr. Aaron S. Lord
Le docteur Aaron Lord,
nous explique dans un article publié le 31 mars 2025 (sur le site du New York Post),
commentu ne alimentation riche en végétaux, fibres, poissons, noix et huiles insaturées, tout en limitant les aliments ultra-transformés et les excès de sucre, constitue un environnement alimentaire favorable à la santé, notamment cérébrale.

On ne mange pas n'importe quoi

Mais alors que mange t-on ?

Tout au long de ces articles :

Nous découvrirons les différentes sources de nutriments dans les plantes que nous cultivons.

Et surtout, nous verrons comment rendre nos fruits et légumes nourrissants avec le sol vivant.

L’alimentation est la clé
de la survie et du bien-être humain.

Manger, c’est fournir à notre corps l’énergie et les nutriments essentiels à son bon fonctionnement.

Manger pour vivre

Manger, c’est fournir à notre organisme l’énergie et les nutriments dont il a besoin pour fonctionner.
Protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux participent chacun à cet équilibre.
Mais pour le jardinier, une question supplémentaire se pose :

d’où viennent ces nutriments avant d’arriver dans notre assiette ?

Ils viennent, directement ou indirectement, de ce que nous cultivons, de ce que nous élevons et de ce que nous récoltons.
Et cela nous ramène tout naturellement au jardin.

Il faut cultiver sur
sol vivant

Pour garantir des aliments riches en éléments nutritifs essentiels,
tout commence par un sol vivant, fertile et régénéré,
qui préserve la biodiversité et favorise
une alimentation plus saine et résiliente.

Les défis actuels liés à une alimentation saine

Dans le monde moderne, maintenir une alimentation équilibrée devient un véritable défi.
L’offre alimentaire est surabondante, avec des choix infinis, souvent centrés sur des produits transformés, riches en sucres, graisses et additifs. Ces options sont promues à grands coups de publicité, nous incitant à privilégier le plaisir instantané plutôt que la qualité nutritionnelle.

En parallèle, la qualité des produits frais a décliné.
Les méthodes intensives d’agriculture ont appauvri les sols, entraînant une réduction notable des nutriments essentiels dans les fruits et légumes. Cette baisse impacte directement la santé, augmentant les risques de carences et de maladies liées à l’alimentation.

En somme, nous avons énormément de nourriture disponible, mais cela ne signifie pas automatiquement que nous mangeons bien.

Pesticides et alimentationL’étude britannique menée par Anne-Marie Mayer avait étudié la composition de quarante fruits et légumes entre 1936 et 1991 à partir du document gouvernemental qu’est « The Chemical Composition of Foods ». Ses conclusions avaient été claires : « Il existe des réductions significatives des niveaux de calcium, magnésium, fer, cuivre et sodium dans les légumes. Et des réductions notables de magnésium, fer, cuivre et potassium dans les fruits. Le plus grand changement concerne le niveau de cuivre dans les légumes, qui représente désormais moins d’un cinquième d’autrefois. »

Pourquoi avons-nous
besoin d’autonomie ou de résilience alimentaire

Ces besoins semblent engendrés par les crises successives (géopolitiques, sanitaires, économiques ou naturelles).

Nous sommes amenés à penser que nous pourrions manquer d’alimentation saine au quotidien.
De ce fait, une question de survie se pose à nous, à longue ou brève échéance.
Se préparer nous rassure.

Nous arrivons tout naturellement à la question principale abordée dans ces pages :

Comment produire notre alimentation afin de "bien manger" ?

Quelles alternatives pour bien manger dans le monde actuel :

Nous le savons désormais, le mode de production alimentaire influe sur la qualité nutritionnelle des aliments
et la qualité des aliments sur notre santé.

L'importance des produits locaux et faits maison

Opter pour des produits locaux et faits maison présente de nombreux avantages.

Produire soi-même une partie de son alimentation permet de savoir comment elle a été cultivée, récoltée et préparée.
Et pour un jardinier, cela ouvre une question supplémentaire : peut-on agir sur la qualité de ce que nous mangeons en agissant sur la manière dont nous cultivons ?

Comment rendre les légumes nourrissants avec le sol vivant

C’est ici que le jardinier retrouve toute sa place.

Une plante ne pousse pas dans le vide. Elle dépend de son environnement, de l’eau, de la lumière, de l’air et du sol dans lequel elle développe ses racines.
Alors, si nous voulons cultiver une partie de notre alimentation, il devient logique de nous intéresser à ce que nous donnons à nos plantes.

  • Que leur faut-il ?
  • Que peuvent-elles trouver dans un sol vivant ?
  • Et qu’est-ce que cela peut changer pour la récolte ?

C’est précisément ce que nous allons explorer dans cette rubrique.

On mange pour vivre mais aussi pour "bien vivre"

Une alimentation qui nourrit n’est pas seulement une affaire de nutriments ; manger est aussi une expérience sensorielle et émotionnelle.
Et ici encore, des données scientifiques permettent de défendre cette idée.

  • manger ne sert pas seulement à apporter des nutriments ;
  • l’alimentation participe aussi au plaisir, à la convivialité et au bien-être ;
  • manger ce que l’on a cultivé soi-même ajoute une dimension particulière à cette relation à l’alimentation.

On mange pour vivre mais aussi pour « bien vivre »

On mange pour vivre, bien sûr.
Mais on mange aussi pour le plaisir, pour le goût, pour les couleurs, pour le partage et pour tout ce que représente un repas.

Et lorsqu’une partie de ce que nous mangeons vient de notre propre jardin, le rapport à l’alimentation change encore.

  • On sait d’où vient l’aliment.
  • On a vu la plante pousser,
  • on l’a récoltée,
  • préparée
  • et finalement retrouvée dans notre assiette.

Le jardin ne produit donc pas seulement de la nourriture. Il nous reconnecte à ce que nous mangeons.

Vous l’avez compris, bien manger est indispensable à une bonne vie et une bonne santé.
Vous êtes déjà convaincus ? 
je vous propose de vous rendre directement aux articles sur le sujet.

Et puis, ceci nous amènera à la section sur le bonheur.

Maintenant, la suite devrait vous intéresser :

Envisageons maintenant ce que le jardin peut nous apporter

Revenir à l’essentiel : produire et consommer des aliments de qualité.

En effet, qu’on mange de la viande ou pas, là n’est pas la question… ce qui est important, pour être sûr de bien manger, c’est l’équilibre alimentaire.

Pouvons-nous trouver les sources de tous les éléments indispensables à une bonne alimentation au jardin ?

La réponse est oui

Tout d’abord, nos jardins (et la nature qui nous entoure) sont de véritables garde-manger.
Car nous pouvons cultiver beaucoup plus de plantes comestibles qu’on ne l’imagine. Non seulement au jardin potager, on s’y attend, mais aussi au jardin d’ornement, puisque certaines feuilles d’arbres, certaines fleurs de nos massifs, se mangent pour le plus grand bien de la diversité alimentaire.

C’est ainsi qu’au jardin, on peut presque tout trouver

Qu’on mange de la viande ou pas, il suffit de conserver un bon équilibre en protéines, lipides et glucides, mais aussi en éléments aussi importants :
les sels minéraux et les oligoéléments qui sont indispensables à notre santé, ainsi que les vitamines.

– les sels minéraux

Les principaux sels minéraux présents dans notre corps sont le sodium, le potassium, le magnésium, le calcium, le chlore, le phosphore et le soufre.

– Les oligoéléments

Nous avons besoin aussi des oligoéléments comme le chrome, le fer, le fluor, l’iode, le cobalt, le cuivre, le manganèse, le molybdène, le nickel, le sélénium, le vanadium, le zinc, le silicium, l’étain, etc…

– Et n’oublions pas les vitamines

Et c’est bien connu, les légumes et les fruits sont notre principale source de vitamines.

Bien évidemment, chacun a besoin d’un cocktail différent suivant son âge, sa taille, ses habitudes de vie ou les efforts qu’il a à fournir.
Et, nous l’avons dit, il s’agit de trouver le bon équilibre.

Bien Manger pour Bien Vivre

Je veux bien vivre.
Donc je dois bien manger.

Et, puisque je cultive moi-même une partie de ce que je mange,
je dois aussi bien nourrir les plantes que je cultive.

Car avant d’arriver dans mon assiette, ma nourriture commence dans le sol.

Notre corps physique est constitué des éléments que l’on retrouve partout dans la nature et qui constituent les briques du vivant.

Vivre sous perfusion médica-menteuse,
c’est un peu dommage.

On a tellement l’habitude d’aller au magasin chercher à manger qu’on a oublié de regarder autours de soi tout ce qu’on peut trouver comme aliments remplis de vertus oubliées

On peut avoir un mode de vie sain et gourmand !

Apprendre à manger nourrissant avec tous vos sens, de façon à vraiment goûter, entendre, renifler et déguster votre nourriture devient indispensable pour vivre loin en ménageant notre corps.

Faisons ce voyage ensemble.

Nos sentiments et notre humeur sont liés

Le corps n’est pas tout, nous avons des sentiments, des humeurs et le croyez-vous ?
Ils peuvent être modifiés par l’alimentation.

On peut manger sainement sans renoncer au plaisir.

Les couleurs, les odeurs, les textures, les saveurs : manger fait appel à tous nos sens.
Et lorsqu’on cultive soi-même une partie de ce que l’on mange, le plaisir commence parfois bien avant l’assiette.

La bonne alimentation

Une plante a besoin de nutriments pour se développer, et ces nutriments doivent venir de son environnement.

Ces conditions optimales, vous les trouverez dans un sol vivant.

De la même façon, l’animal que nous mangeons doit avoir reçu les éléments nutritifs indispensables à sa santé, puisque ce qu’il a lui-même assimilé participe à ce que nous retrouvons ensuite dans notre alimentation.

De la qualité des sols dépend la richesse de notre alimentation

Les sols, autrefois riches en minéraux, ont été épuisés par les méthodes modernes d’agriculture intensive.

La plante se nourrit de son environnement. Elle a besoin d’eau, de lumière, d’air, mais aussi d’un ensemble d’éléments minéraux qu’elle trouve dans le sol.
La qualité de ce sol constitue donc l’un des éléments qui conditionnent la croissance de la plante et la composition de ce qu’elle produit.

Retrouver un sol vivant et riche est donc une priorité.

C’est pourquoi il faut aussi nous intéresser à la façon dont nous cultivons nos aliments

Pour cultiver des aliments, il ne suffit pas de faire pousser des plantes.
Il faut aussi nous intéresser aux conditions dans lesquelles elles poussent et à ce qu’elles peuvent y trouver.

« Il ne sert à rien de produire si ce qu’on produit est nuisible »
(Jean Boucher, ingénieur horticole licencié es-sciences – Fondateur de l’Association Française d’Agriculture Biologique)

Le sol vivant peut réaliser ce retour des nutriments dans nos assiettes.

En conclusion :

Il faut aussi nous intéresser à la façon dont nous cultivons nos aliments

Pour cultiver des aliments, il ne suffit pas de faire pousser des plantes. Il faut aussi nous intéresser aux conditions dans lesquelles elles poussent et à ce qu’elles peuvent y trouver.

« Il ne sert à rien de produire si ce qu’on produit est nuisible. »
Jean Boucher, ingénieur horticole licencié ès sciences – fondateur de l’Association Française d’Agriculture Biologique

Le sol vivant est l’une des pistes qui nous permettent de réfléchir à cette question : comment nourrir correctement nos plantes pour produire nous-mêmes une alimentation de qualité ?

  • Je veux bien vivre.
  • Donc je dois bien manger.
  • Et puisque je cultive moi-même une partie de ce que je mange,
  • je dois aussi bien nourrir les plantes que je cultive.

Car avant d’arriver dans mon assiette, ma nourriture commence dans le sol.

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J'attends vos réflexions dans les commentaires

  • Comment manges-tu ?
  • Cultives-tu ce que tu manges ?

  • Fais-tu attention à la composition de ton alimentation ?
  • As-tu appris quelque chose de cet article ?

Cet article a 6 commentaires

  1. Marie

    Magnifique article. Si seulement on pouvait avoir ce genre de cours afin d’être sensibilisé très tôt à ce que l’on mange, notre santé en règle générale, la nature et tous ses bienfaits, … Merci pour ce très bel article.

    1. Noyaudujardin

      L’éducation est en effet primordiale. N’oublions pas que les parents ont un rôle à jouer, l’école ne peut pas tout et ce serait dangereux de lui confier la totalité de ce qui doit être transmis, mais c’est un autre débat.

  2. Pierre

    Merci pour cet article. J’ai adoré le « perfusion médica-menteuse », bien trouvé :D. C’est vraiment ce qu’il faut de faire comprendre aux gens qu’ils viennent de se « remplir » après une frite mayo mais qu’ils n’ont pas mangé comme tu dis. Au lieu de se nourrir de ce dont il a besoin, le corps va galérer des heures pour essayer d’éliminer les poisons qu’il vient d’ingurgiter…
    J’espère que le contenu que tu proposes sera largement diffusé, parce que « les gens creusent leur tombe avec leurs dents ».

    1. Noyaudujardin

      Et oui…partage cet article pour le diffuser au plus grand nombre, nous aurons fait ensemble quelque chose pour ces gens qu’on trompe.
      Tout ce que je souhaite, c’est que le plus grand nombre se nourrisse le mieux possible (et à moindre coût), mais cela semble parfois être un vœux pieux.

  3. Christine

    Oui, oui et oui, la santé commence dans l’assiette ! Et j’ai hâte de découvrir tes autres articles car je n’y connais rien en matière de sol et de jardinage. Je sais juste que j’aime ça, bien modestement 🙂

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