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Préparer son sol potager à l’automne

Pour que le printemps démarre sur les chapeaux de roues, c’est maintenant qu’on s’y prend 😉
Pas question bien sur de sortir le motoculteur ou même la bêche !
Bien sur on a repiqué une nouvelle plante à l’emplacement de chaque plante récoltée, systématiquement. Pourtant, même dans ce cas, il subsistera des parcelles où on aura avantage à préparer de la terre riche pour les futures cultures.
En général, il s’agira des cultures assez imposantes, gourmandes en place, voire envahissantes, qui requièrent un emplacement dédié.

Ou alors, peut-être qu’on commence juste son premier potager…

Alors que faire cet automne pour préparer du terrain pour les légumes ?

Une méthode déjà ancienne

La méthode que je vais vous présenter n’est pas un butte.
Elle est pourtant en relief. Elle ressemble à un andain.
Elle nécessite du bois, mais ce monticule se forme à partir de BREF.
Non, je n’ai pas fait d’erreur, il ne s’agit pas de BRF, mais bien de BREF pour Branchage Raméal Entassé Foulé
Au contraire du BRF qui demande une machine, le BREF ne consomme pas d’énergie fossile, c’est l’un de ses avantages et il est silencieux (on peut travailler le dimanche ouiii !!)
Donc, si vous n’avez pas de broyeur, ce peut être une méthode qui vous plaira.

En quoi consiste le BREF

On connait bien désormais le BRF ou bois raméal fragmenté, c’est à dire broyé (pour peu qu’on soit jardinier), mais bien avant cette « découverte », on pratiquait déjà une autre méthode de culture sur bois raméal qui n’utilisait pas de broyeur coûteux et bruyant (mais bien utile). C’était le BREF.

Comment fabriquer son BREF

Mise en place:

En automne, lorsqu’on coupe les branches de la haie, ou qu’on taille les fruitiers ou les trognes, on récupère les petites branches de la grosseur d’un doigt, pas plus de 1 cm de diamètre, au sécateur simplement. On garde des morceaux pas trop courts. On peut prendre toute sorte d’essence d’arbre, persistants ou caducs.

On les entasse les unes sur les autres en les serrant assez fort et en les piétinant de façon à briser leurs tissus, ce qui facilitera la décomposition.
Ces branches vont se décomposer en trois ans.
On recouvre d’une bonne couche de foin, de terreau et de feuilles mortes, pour laisser le moins d’espace possible. De cette façon, les graines spontanées ne pourront pas se développer.

Il n’y a pas besoin d’édifier une butte.

Les herbes qui étaient présentes sur l’emplacement de ce cordon vont se décomposer elles aussi.

Cette installation va alimenter la vie du sol. Et ces travailleurs de l’ombre vont se mettre au travail.
Au printemps, il suffira de faire des trous et de repiquer des courges ou des maïs (ou les deux), par exemple.

La deuxième année,

le tas va se décomposer davantage et il sera temps d’y cultiver d’autres plantes à grand développement comme les choux, les blettes, repiquées elles aussi.

Puis en troisième année,

il ne restera que de petits morceaux de bois et on pourra semer les grosses graines (pois, haricots, fèves…)

Evidemment, cette technique ne dispense pas du paillage abondant, du compostage de surface sur place et surtout de la maintenance d’une bonne humidité.

Par la suite,

la planche est prête pour des cultures plus délicates.

Maintenant, c’est à vous de jouer.

Avez-vous envie d’essayer
ou connaissiez-vous cette méthode de préparation de la terre du potager ?

Partagez vos réflexions et votre expérience dans les commentaires, en bas de la page.
A tout de suite…

Cet article a 2 commentaires

  1. Sophie

    Je ne connaissais pas le BREF! Merci pour toutes ces astuces 🙂 je vais montrer ton article à ma belle-mère qui débute un potager chez elle ;).

  2. Alice ALNET RIBEIRO

    Cet article tombe à pic ! Je démarre depuis quelques mois un potager. J’avais de l’herbe pour fertiliser le sol, mais mon cher voisin a estimé me rendre service en la évacuant 🙂 🙂 Mince pour moi ! Merci pour cet article bien intéressant et riche de conseils.

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