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Comment avoir de l’eau douce pour les plantes

Nous cherchons le moyen d’arroser notre jardin. Car l’eau c’est la vie !
Nous croyons tous que l’eau, ça ne se fabrique pas, elle tombe du ciel, s’évapore et retombe. Ce serait le cycle de l’eau. C’est en tous cas ce que nous avons appris à l’école.
Pourtant, il existe d’autres sources d’eau. Aujourd’hui,  Hervé Covès nous raconte une autre histoire, une autre façon de voir les choses, nous allons voir que l’eau se fabrique et qu’il y a d’autres façons de trouver des sources d’eau que d’attendre l’averse.

Nous verrons également comment, pour nos propres cultures, il est possible de modifier le milieu de la culture de façon à..mais lisez plutôt ce qu’Hervé Covès nous révèle.

Cultiver l’eau

Pourquoi se pencher sur la génération de l’eau ?

L’intérêt de l’eau potable:

Tout d’abord, rappelons que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) demande que la communauté internationale reconnaisse le droit fondamental de tout être humain à disposer d’au moins 20 litres d’eau potable par jour, gratuits pour les plus pauvres.

Ensuite, force est de constater que le manque d’eau peut conduire à la malnutrition, puisqu’à un manque de nourriture saine. On ajoute les menaces liées au réchauffement climatique et on comprend pourquoi ce qu’Hervé Covès nous révèle est fondamental.

En effet, l’utilisation des eaux souterraines, (pour l’arrosage notamment), dont le rythme de renouvellement peut exiger des dizaines de milliers d’années, est à proscrire car il hypothèque la ressource en eau des générations futures.

Ce constat établi, que faire ?

« La formation des déserts n’est pas due à l’absence de pluie, mais la pluie cesse de tomber parce que la végétation a disparu »
(Masanobu Fukuoka)

Hervé Covès va se mouiller pour nous.

Voici la transcription de l’exposé qu’il a fait lors des rencontres à Marciac 2021,
ce rendez-vous estival incontournable de l’agroécologie, des sols vivants, des couverts et de l’agroforesterie à Marciac: « Les cycles de l’eau revus et corrigés ».

Tout d’abord, revenons sur ce qu’on nous a appris mais qui n’est en fait pas exact.
La version la plus récente qu’on peut trouver sur le cycle de l’eau est cette version:

C’est sur cette vue que sont basées toutes les spéculations du GIEC

Par exemple, lorsqu’on regarde ce schéma, on voit qu’il y a de l’eau dans la mer, et dans des lacs et des réservoirs. On peut lire les volumes (en noir) et les temps de renouvellement. Toute l’eau des lacs et des réservoirs serait en moyenne renouvelée tous les 10 ans sur la planète.
L’eau de la mer se renouvellerait intégralement tous les 4000 ans (c’est à dire évaporation qui retombe sous forme de précipitations et que l’essentiel des précipitations retombe sur la mer. Seul 1/5 va retomber sur terre. Ce qui signifierait qu’il pleut plus sur mer que sur la terre, puisqu’il y a plus d’1/5 de terre). En plus de l’évaporation de la mer, sur terre il y a l’évapotranspiration (transpiration des plantes).
Donc plus de la moitié de cette eau qui retombe sur terre viendrait de la transpiration des plantes.

Pourquoi est-ce qu’il pleuvrait plus sur la mer que sur les reliefs ?

Pour rééquilibrer cela, la nature a inventé l’évapotranspiration qui va compenser l’aridité normale de ces zones qui ne sont pas des océans.

L’eau du vivant dans cette évaluation là, reste une semaine (entre le moment où vous buvez l’eau et le moment où cette eau se retrouve à la mer, il y a une semaine).

On est très surpris par ce schéma.
Lorsqu’on a, comme moi, beaucoup voyagé, on a l’impression que ce schéma est faux.
On a l’impression qu’il y a beaucoup beaucoup d’eau qui tombe.

Pour essayer de comprendre ce qu’il se passe:

Qu’est-ce que l’on voit sur cette image? (d’après le Dr Rocio Hernandez-Clemente de l’université d’Alicante)

Comparons un endroit où il y a une forêt et un espace aride.

L’image nous définit 3 phases de description

Lorsque la végétation diminue, l’humidité, la climatisation, diminuent et il y a de plus en plus de soleil qui parvient au sol. Quand ce sol commence à devenir carrément nu et que la lumière vive se reflète, le soleil chauffe la terre mais en plus, il la re-chauffe (une deuxième foi), par rétroaction et le milieu évolue inexorablement vers le désert.

En conséquence, moins il y a de végétation plus il y a réchauffement d’où évolution vers le désert. Double peine !

De plus, plus on est en milieu aride plus les pathogènes sont présents et moins on est en milieu aride plus les symbiotiques, les micro-organismes sont présents et importants. Il y a donc plus de capacité à absorber l‘azote atmosphérique.

Sur le schéma sont analysés les champignons mais on pourrait en dire autant pour les bactéries.

La très bonne nouvelle de cette étude, c’est que le système est réversible.
A partir du moment où on commence à replanter des arbres par exemple, on peut repasser d’un système à l’autre et heureusement plein de gens ont expérimenté ça sur terre.

Olivier Husson m’a alerté sur un point crucial

J’avais l’impression qu’une plante qui transpire, refroidissait son métabolisme et que la photosynthèse dégageait de la chaleur. Mais Olivier m’a fait remarquer que c’était le contraire.
La photosynthèse refroidit.

On le comprend en fait car lorsqu’on brûle des sucres nous, ça fait du feu, mais lorsqu’on crée des sucres, c’est l’opération inverse.
La plante capte alors des photons, de l’énergie, et du coup ça refroidit.
La photosynthèse est un climatiseur.

Mais alors ? du coup, pourquoi les plantes transpirent ?

Puisqu’elles ne transpirent pas pour se refroidir pourquoi transpirent-elles ?

Il y a surement des choses beaucoup plus fines et cela m’a amené à des observations assez étranges.

le chant de l'oiseau

Lorsqu’un oiseau chante, apparait (au petit matin c’est visible) de la vapeur d’eau.
(crédit photo novanaturephotography)

Nous avons tous vécu cette expérience en hiver lorsqu’il fait froid et qu’on souffle.
Pourquoi y a-t-il des gouttes sur la vitre et pas sur le bois du lit ?
parce que l’eau va se déposer sur les parties froides.
Parce que l’air chaud contient de l’humidité alors que l’air froid est globalement plus sec.

Transpiration et guttation

On connait ce type de phénomène sur les plantes.

Les feuilles des plantes, à la sortie de la nuit, sont entourées de petites gouttelettes d’eau.

C’est quoi ces gouttelettes d’eau ?

Elles sont souvent bien disposées le long des limbes.
En fait, la nuit, la plante capte de l’humidité, sa respiration génère de l’humidité, et cette humidité doit bien s’évacuer d’une façon ou d’une autre, et certaines plantes l’évacuent par de petits canaux qui débouchent à l’extrémité des limbes et qui permettent à l’eau de sortir (comme nous lorsqu’on respire, ça fait de l’eau qui s’évacue). La nuit la plante ne fait pas de photosynthèse mais elle respire donc elle dégage de l’eau qui apparait sous forme de gouttelettes.
Le matin, ces gouttelettes d’eau peuvent retomber sur le sol. L’excès d’humidité se retrouve dans l’air sous forme de brouillard et dès que la température augmente, l’air chaud peut capter davantage d’eau et le brouillard se déchire.

Que se passe-t-il à ce moment ?

Exemple

Pour des explications complètes sur la température de rosée, rendez-vous sur cette page.

Sur ce graphique il y a des courbes qui présentent en bas la température, et sur le côté la quantité d’eau absolue dans l’air (en gramme par kilo d’air). Les courbes bleues indiquent l’humidité relative, c’est à dire le pourcentage d’humidité (actuellement, gazeuse) par rapport à la quantité d’eau maximale que pourrait absorber l’air (saturation, il pleut) à la même température.
Ce que nous voyons, ce sont donc les courbes de saturation.
A droite de la courbe de 100% (noire), l’eau est gazeuse, à gauche l’eau est  liquide.
La courbe noire montre donc le moment précis où l’eau se condense (en fonction de la température) et forme la brume (les notes de l’oiseau qu’on voit dans l’air sur la photo).

En fonction de ce pourcentage d’humidité de l’air de 50% , lorsqu’on refroidit l’air de 20°C à 10°C l’eau commense à se condenser et ça fait de la rosée.

Toujours à 50% d’humidité mais alors que la plante transpire un petit peu, on passera de 50% à 70% d’humidité.
Pour que l’eau se condense il suffit de 14°C

Interprétation :

Si les plantes transpirent, c’est (peut-être) pour favoriser la condensation de l’eau.

Il suffit qu’il y ait une surface froide de 14°C pour que l’eau se condense alors que si la plante ne transpirait pas, il faudrait une surface froide de 10°C pour que ça se condense.

S’il fait très chaud, à 35°C il suffit qu’il y ait 28°C pr que l’eau se condense.
Etc…

Donc dans nos paysages, lorsqu’il fait très chaud, l’eau va se condenser aux endroits où il fait un tout petit peu plus frais.
partout où il fait froid, l’eau va se condenser.
Ce qui fait que le cycle de l’eau qui ne tient compte que de la pluviométrie (l’eau récupérée dans les pluviomètres)  ne tient pas compte de cette évapotranspiration.

On pourrait penser que cette quantité d’eau récupérée par l’évapotranspiration est négligeable

Un russe a fait l’étude et a mesuré dans plein d’écosystèmes différents, d’agrosystèmes différents, la façon dont l’eau se condensait.
En fait, c’est l’essentiel de l’eau que les plantes reçoivent qui vient de cette condensation.

Prenons l’exemple d’une forêt, ici une forêt vierge où il fait très chaud. En dessous, comme il y a de l‘ombre, dans les zones les plus froides vont se trouver des noyaux de condensation, dans lesquels l’humidité va se condenser.  

Dans un pluviomètre, on ne tient pas compte de cet apport d’eau.

Or, l’essentiel de l’eau que les plantes reçoivent vient de cette condensation.

Le cycle de l’eau qu’on a vu jusqu’à présent est donc faux.

Circuit de l’eau dans la plante (arbre)

La sève élaborée va du sol jusqu’aux feuilles alors que l’eau de condensation va des feuilles et descend dans les racines et lorsqu’il y a beaucoup trop d’eau qui arrive, ça dilue les concentrations de sucres dans la sève élaborée et donc les plantes qui condensent vont sortir l’eau par leurs racines (exsudats racinaires) . Plus ça condense plus ça va en sortir.
(l’eau est donc disponible pour les plantes tout autour)

Mesures effectuées pendant la canicule en 2019

En 10 jours, les plantes sur lesquelles ont été effectuées les mesures, ont condensé l’équivalent de 30 mm d’eau. Tout était sec et grâce à la condensation, elles ont reçu cette eau, soit l’équivalent d’un orage.

Les chemins creux

chemin creuxDans nos paysages, les chemins creux, véritables tunnels d’arbres  qui partent du haut du relief et qui descendent vers le fond des vallées, agissent comme des grosses structures de condensation.

On pourrait s’étonner du fait qu’on a retenu le chemin creux comme outil de déplacements dans plein d’endroits alors que bon sens aurait voulu qu’on garde les pieds au sec alors que là c’est boueux…

Ces chemins creux sont très sombres. Ils descendent et captent l’humidité de l’air froid, de l‘air dense qui va aller vers le fond de la vallée. Toute l’humidité va aller dans la végétation qui est autour du chemin creux. Celle-ci va être redistribuée par l’entremise des mycorhizes aux plantes qui sont autour et l’air froid (plus dense) va être évacué vers le fond de la vallée.

A l’échelle du paysage se crée une dynamique microclimatique.

D’autres exemples

paysage est très hétérogène avec une sous couverture dense

Chez ce pépiniériste

le paysage est très hétérogène avec une sous couverture dense.

Lorsque le soleil tape d’un côté, l’autre côté est froid.

La végétation dense du dessous est beaucoup plus froide que le reste, ce qui va permettre de condenser l’humidité et de la répartir aux cultures qui sont autour.

C’est une bonne façon de gérer l’humidité.

Agroforesterie au Chili

Dans cet autre exemple, nous voyons arbres et vigne dans une grande hétérogénéité avec des zones qui vont transpirer sur le haut : les feuilles de vigne par exemple, très chaudes qui vont chauffer, transpirer et cette transpiration (les stomates sont sous les feuilles) va arriver sur les arbres et dans le sous bois du dessous et là va être captée et recyclée. Cela signifie que la même eau peut être recyclée.

D’autres mesures expliquent que 50% de l’eau peut ainsi être recyclée sur place et ce plusieurs fois dans la même journée (donc 50% puis 25% et ainsi de suite). La vie auto-entretient l’humidité pourvu qu’on la laisse s’architecturer en 3 dimensions (Konrad Schreiber nous dit bien qu’il faut réussir à mettre du carbone non pas seulement au sol mais en 3D) et cette configuration en 3 D va permettre de générer de l’eau.

L’eau se cultive

l'eau se cultive

L’eau pourrait être une production inhérente à chaque système de culture

On peut produire de l’eau.

Lorsqu’on a quelque chose de très homogène, l’air circule dessus de façon laminaire, et donc tout s’évacue.

Dès qu’il y a de l’irrégularité dans le paysage, cela crée de petites dépressions, créant des endroits plus chauds arrivant sur des endroits plus froids et chacune de ces petites cellules de dépression va agir comme un condensateur d’eau qui va permettre de capter tout l’air qui passe autour et ensuite à l’intérieur, de recycler plusieurs fois l’eau, jusqu’à ce que l’eau reparte de l’autre côté.

Conclusion d’Hervé Covès:

Et aujourd’hui, j’ai vraiment ce sentiment (voir l’homme qui plantait des arbres et les sources reviennent), que l’eau que peut capter le milieu devient tellement importante qu’il faut qu’elle ressorte et que c’est à ce moment là que les sources reviennent.
Waohh…

Question:

Donc pourquoi parfois lorsqu’on plante des arbres ça crève, et bien oui, c’est parce que c’est planté trop homogène.
Il faut que la canopée soit comme un brocoli (creux, bosses) et ainsi chaque cavité agit comme une merveilleuse machine à absorber l’eau de l’atmosphère.
Et cette eau, comme elle n’apparait pas dans les pluviomètres, elle n’apparait pas dans les schémas officiels.

L’importance des mychorizes

Il reste à parler des mycorhizes dont on a vu l’utilité pour répartir l’eau récoltée.

Cette carte représente la façon dont les champignons mycorhiziens se répartissent (ectomycorhizes et endomycorhizes)

Globalement, on a une trame bleue qui représente les champignons endomycorhiziens et en rouge les ectomycorhiziens.

Les ectomycorhiziens sont tous nos arbres forestiers (chêne, hêtre…) tous ces arbres qui font des champignons succulents  dont on se régale.

On remarque que chez-nous, c’est tout rouge, alors qu’en Afrique, c’est tout bleu.
Alors qu’en Asie ou aux Amériques, il y a un espèce de gradient. Aux USA, la trame est jaune, ce qui signifie qu’il y a moitié moitié des deux espèces.

Pourquoi ?

Parce que les champignons endomycorhiziens, au niveau des tropiques, des zones sèches, sont ceux qui résistent car ils sont adaptés à l’aridité de leur milieu.
Chez-nous, ce sont les arbres fruitiers qui font partie de cette trame bleue, à l’inverse des arbres forestiers.
Pour que les plantes puissent se soutenir mutuellement, il faudrait qu’aujourd’hui on ait à peu près moitié moitié comme aux USA. Or si nous n’avons pas ce ratio, c’est parce qu’on a inventé une forme d’agriculture qui a créé des déserts, ce qui a empêché, depuis la fin de la dernière glaciation, ces espèces endomycorhiziennes de se développer jusqu’au nord.
On aurait pu y parvenir si on avait continué à planter beaucoup d’arbres fruitiers. Sauf qu’on a spécialisé nos territoires pour faire des endroits avec des arbres fruitiers et des endroits sans arbres fruitiers. Et le résultat, c’est qu’aujourd’hui on voit des vieux chênes (des vieux pépères) de 300 ans qui crèvent sur pied, simplement parce qu‘ils ne sont plus connectés sur la bonne trame de champignons.

Une autre remarque:

On a aussi cette attention à avoir, c’est que, si on veut que cette eau soit bien condensée et qu’elle puisse revenir sur les autres, il faut s’appuyer sur les champignons du moment. A la fin de la glaciation c’était des champignons ectomycorhiziens. Aujourd’hui, ce sont une trame composée à moitié (en terme de biomasse) de nos arbres forestiers, et l’autre de fruitiers (ronces etc…).
C’est le but à atteindre.

La bonne nouvelle:
on peut changer la donne.

Car si on pratique de la façon précitée, ceci va changer complétement à la fois la forme de nos forêts, les espèces qui vont vivre dedans, la diversité des espèces qui vont arriver à l’intérieur, tout ça va très très fort évoluer. Et il se trouve qu’à chaque fois qu’on plante un arbre et qu’on fera attention à maintenir dans les nouveaux écosystèmes que l’on mettra en place  une surabondance de fruitiers et d’arbres pionniers (qui sont eux aussi endomychoriziens), on arrivera à avoir un système qui refonctionne correctement.

Une condition:

Mais pour cela il va falloir que nos forêt meurent, que les arbres se transforment en humus pour que cet humus permette de faire repartir un autre système.
Il y a donc à faire un deuil, celui d’un certain type de forêt.
En fin de compte, celles qui mourront sont celles qu’on a plantées nous, de façon industrielle.

Deuxième contrainte:

Il faudra aussi soigner le sous bois car toutes ces plantes de sous bois ont une température froide, c’est elles qui vont condenser. En fait, s’il n’y a plus de sous bois il n’y a plus de condensation.

Un exemple, dans le midi de la France où la situation est dramatique, car les sous-bois ça brûle. De ce fait, on coupe le sous-bois. Alors que ce faisant, on coupe l’outil qui permet à la forêt de capter son humidité.
Du coup, pourquoi pas défricher seulement un peu autour des maisons, mais partout ailleurs, il faut du sous-bois.

C’était la transcription de la vidéo
« Les cycles de l’eau revus et corrigés »

Hervé Covès nous a présenté une alternative différente à la désertification qui s’accroitra si on ne change pas de méthodes.
Il nous a parlé dans son exposé d’un livre de Jean Giono, « l’homme qui plantait des arbres« .

Une parenthèses

D’autres hommes, dans des zones ingrates ont eu cette idée et ont fait des miracles.

Yacouba Sawadogo forêtYacouba Sawadogo

Il a compris de son côté, qu’il fallait modifier nos façons de faire, même s’il n’avait pas démontré le pourquoi.
Et il a réussi.
Des hommes comme lui ont recréé des sources, des oasis, fait revivre des villages, en s’appuyant sur ce qui vient d’être démontré.

Rien n’est perdu si on s’y met maintenant.

Chacun à notre portée

L’exposé était assez technique, je vous l’accorde.
Mais il a l’avantage de nous avoir fait comprendre qu’une bonne partie de l‘eau mise à disposition des plantes ne vient pas des averses, mais en quantité non négligeable, loin s’en faut, de l’évapotranspiration.

Comment nous servir de ces renseignements ?

  • Nous pouvons planter des arbres, autant que faire se peut (suivant la surface dont on dispose) sans craindre qu’ils ne fassent concurrence aux plantes alentour comme on l’entend malheureusement souvent prétendre.
  • Qu’il faut planter plusieurs espèces, de plusieurs hauteurs pour créer de mini dépressions qui piégeront l’eau.
    (sans oublier de laisser des buissons, des fruitiers…).
  • la matière organique aura son importance dans la rétention de l’eau
  • Les mycorhises distribueront l’eau

Nous pouvons ainsi tous créer de petits systèmes qui créeront de l’eau.

Comme dirait Hervé Covès

LA VIE EST BELLE

Merci à « ver de terre production » pour ses partages de savoir.

Si vous avez des questions ou des commentaires à partager vous aussi, c’est ici dessous

Cet article a 2 commentaires

  1. pigeontruffleoberon99567

    Mais quel travail de recherche pour écrire tout cet article et le mettre en page!! Super intéressant pour moi car j’habite dans le Var et justement je cherchais un moyen d’avoir de l’eau pour mon potager. Merci beaucoup pour cet article! 😉

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