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Piqûres d’ aoûtats

Quels sont ces boutons sur mon corps ?
Qu’est-ce qui m’a piqué ?
Comment arrêter la démangeaison ?

Et si c’était les aoûtats, même en octobre !

La p’tite bête qui monte qui monte qui monte…
ça vous grattouille ou ça vous chatouille ?

Le bonheur au jardin c’est aussi le confort. Et la cohabitation avec les aoûtats est parfois problématique. Question bien-être il y a mieux.

Vous trouverez dans cet article

  • comment reconnaitre la piqûre d’aoûtat
    Qu’est-ce que la piqûre d’aoûtat
  • La piqûre d’aoûtat est-elle dangereuse
  • Comment soulager la piqûre
  • Comment se protéger des aoûtats
    comment s’en prévenir
  • Se débarrasser des aoûtats

Chaleur et humidité gare aux aoûtats

Vous êtes allés travailler ou simplement faire un tour au jardin  ou vous avez fait une balade dans la nature et quelques temps plus tard, souvent le lendemain, vous ressentez des démangeaisons et vous apercevez sur votre corps de petits points rouges.

Comment reconnaitre une piqûre d’aoûtat

Les petits points rouges deviennent très vite de petits boutons boursoufflés.
On dit qu’ils sont alignés ou en cercle mais, entre nous, ils sont surtout très embêtants car ils démangent énormément (prurit).
La localisations de ces boutons n’est pas difficile à comprendre : l’aoûtat est minuscule, donc il mord là où la peau est la plus fine, aine, aisselles, derrière les genoux et là où il y a pli ou compression, ceinture, l’élastique d’un slip, une bretelle de soutien-gorge….

L’aoûtat est-il dangereux ?

L’aoûtat est un acarien  (Trombicula autumnalis) Acarien ? mais c’est une araignée ?! Rassurez-vous, il est inoffensif.

On dit « piqûre d’aoûtats » mais en fait il s’agit d’une morsure et non d’une piqûre.
L’aoûtat étant une petite araignée, ce n’est pas un insecte.
Elle injecte de la salive et non un venin. Et c’est cette salive qui induit une réaction allergique.

Sauf que c’est très énervant, il n’y a pas de réel danger, contrairement aux tiques.

Connaitre l’aoûtat pour s’en protéger

Aoûtat vue microscopeOn ne le voit pas puisqu’il est tout minuscule (0,2 mm) voilà comment nous nous faisons piéger. Difficile de l’éviter dans ces conditions car il passe partout.  Dans le sud ouest où je suis on l’appelle aussi vendangeon (ou vendangeron).
En fait, c’est la larve qui nous guette du haut du végétal sur lequel elle a grimpé pour mieux surprendre les animaux (et nous aussi) qui passent à sa portée. Elle injecte de la salive, et voilà, le bouton rouge apparait peu de temps après (quelques fois le lendemain) quand l’allergie s’installe avec son cortège de démangeaisons insoutenables.

Comment une petite bête minuscule peut nous piquer

Comme dit plus haut, la larve d’aoûtat s’attaque aux parties les plus fines pour se nourrir de la lymphe et des tissus qui se trouvent sous la peau des petits animaux qu’elle chasse.
L’aoûtat adulte pond son œuf sur le sol dès le printemps. Une larve nait (une dizaine de jours plus tard)  qui grimpe sur les végétaux en attendant son déjeuner. Une fois sur l’animal (ou l’humain) elle perce la peau avec ses chélicères, mais pas bien profond puisque les aoûtats se nourrissent de liquides tissulaires (donc pas de sang). Ce petit manège dure une dizaine de jours après quoi elle retourne au sol pour devenir l’aoûtat adulte. Une fois au sol l’aoûtat ne se nourrit plus que (vraisemblablement) liquides végétaux , d’exsudats fongiques  (liquide suintant) ou de tout petits insectes.

Se protéger des aoûtats

L’aoûtat suit la lumière. Il préfère donc les zones ensoleillées et préfère les plages de température situées entre 15 et 25°C, ce qui est déjà très large.

Pour les éviter

L’aoûtat s’éloigne de l’odeur de transpiration. En revanche, il se met en action dès l’effleurement.
Comme l’aoûtat guette en haut des végétaux, il est préférable de se déplacer dans les zones où les végétaux sont bas.
On comprend aussi que le port de vêtements fermés  et serrés aux extrémités est de rigueur, mais l’aoûtat est si petit qu’il s’insinue partout. Les tissus tissés serré sont préférables.

On pourra planter des végétaux répulsifs comme la mélisse, la menthe ou la citronnelle, bien que je n’ai pas vérifié cette information. En effet, j’ai ces plantes au jardin et je suis régulièrement victime des aoûtats (peut être pas dans les massifs qui en contiennent toutefois).

Prévention :

On peut également confectionner un mélange fait maison, réalisé à partir de feuilles d’orties ayant macéré dans du vinaigre blanc..

Recette :
On trouvera sur le blog d’altheaprovence des conseils sur les vinaigres
Personnellement, j’utilise les orties séchées pulvérisées pour faire mon répulsif dans le vinaigre.
Toutefois, si on manque de temps, on peut prendre de l’ortie fraiches mais alors il en faudra une grosse poignée.
Le vinaigre seul calme les démangeaisons.

S’en débarrasser

On prône en général en agroécologie (et en permaculture) la tolérance à la diversité, qui ce traduit par la non destruction des insectes et autres petites bêtes du jardin.
Pourtant, si cela devient trop gênant, pourquoi s’interdire de limiter les désagréments ?

On évitera bien sur l’utilisation d’insecticides et de produits chimiques.
Il existe des acaricides naturels, mais qui dit « naturel » ne veut pas dire inoffensifs : le suffixe «cide » voulant dire « tuer » on tue d’autres espèces en même temps que l’espèce ciblée.

Si l’invasion est trop importante,

En cas d’infestation, et pour éviter une trop grande prolifération, le temps de rétablir l’équilibre on peut toutefois citer le souffre (fleur de souffre) qui est efficace contre les acariens.

La terre de diatomées

Non, je ne touche rien à conseiller la terre de diatomées mais avec le code diateor10 (et en suivant ce lien) vous obtiendrez une réduction de bienvenue.
Pourtant, je vais une fois de plus insister :
Dans le cas des aoûtats, la terre de diatomée va agir par dessèchement de l’aoûtat (Capable d’absorber 180 % de son poids en eau, elle «pompe» celle de l’aoûtat).
C’est pratique dans les poulaillers et les bâtiments abritant les animaux, chez-moi les chèvres et les volailles.
La seule précaution est de ne pas laisser les bêtes inhaler la poudre fine qui irriterait leurs muqueuses (de même pour celui qui épand la poudre)

C’est cette dernière solution que je préfère pour mon jardin.
Il existe deux types de terres de diatomées :

  • la terre de diatomée amorphe ;
  • la terre de diatomée calcinée.
  • La terre de diatomée calcinée est un danger pour les poumons.

La terre de diatomées Bio non calcinée agit par contact. On l’utilise soit en épandage soit en pulvérisation. Dans ce dernier cas, il faut attendre que le mélange soit sec pour en espérer un résultat.

Et elle est naturelle mais aussi sans danger pour le jardin, au contraire
Elle agit en tant qu’amendement. Puisqu’elle est riche en éléments nutritifs. Elle contient du bore, du fer, du calcium, du manganèse, du cuivre et du sodium.

Comme tout élément apporté au jardin, attention à ne pas en abuser : juste ce qu’il faut pour traiter le problème du moment, PAS PLUS !

Hello…

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Cet article a 2 commentaires

  1. Émilie

    Merci pour cet article !! 🙏🏻 C’est vrai que les larves d’aoûtat c’est vraiment une calamité… Bientôt 10 jours que je subis ces fameuses démangeaisons. Je vais tester avec plaisir la recette d’ortie et de vinaigre blanc. Mes prochaines balades en nature se feront avec un équipement plus adéquat pour éviter ces désagréments. Longue vie à votre site et à toutes vos astuces ! 👌

  2. Marie

    Je ne savais même pas que cela existait un aoûtat, j’ai cru à une blague de piqure d’insecte survenue plus particulièrement au mois d’août ! Mais plus sérieusement, je pense que j’ai déjà fait les frais de cet petit insecte ! Merci de me l’avoir fait découvrir.

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